13. Octobre 2006
Blocages, Xe version, épisode 2

Les jours se suivent et se ressemblent. La marche des manifestants "contre la vie chère" n'a pas rassemblé grand monde, 500 personnes, mais les barrages routiers aux entrées Est et Ouest de la ville ont fait mouche, c'était le bordel.

Des touristes qui trainent leurs valises à pied dans les rues de Papeete, qui loupent leur avion pour les îles, bonjour l'image à l'international ! Des salariés empêchés de se rendre à leur boulot... Et pendant ce temps-là, le président du Pays est introuvable il paraît qu'il jouait au golf à Papara !

L'Etat veut bien jouer les médiateurs, mais refuse de prendre partie dans ce conflit social qui oppose le Pays et des syndicalistes. Aujourd'hui, les blocages routiers isolent à nouveau la capitale de Polynésie, les habitants doivent laisser leur voiture à l'extérieur, on circule bien uniquement à 2 roues ! Les forces de l'ordre n'ont pas l'ordre de virer les fauteurs de trouble, l'Etat veut éviter l'affrontement


Commentaires
Comment ne pas voir dans ce que vous décrivez de la situation habituelle de ce pays (?) les prémices de ce qui éclatera inéluctablement en Polynésie!
La politique y est politicienne et non pas une véritable politique. Ce pays vit bien au dessus de ses moyens grâce aux subsides de la France.
Ses ressources naturelles sont extrêmement limitées. En raison de son éloignement, ses ressources humaines sont également très insuffisantes pour nourrir un véritable développement. Depuis la découverte de la Polynésie, le schéma n'a pas changé: il s'agit d'acheter la soumission des Polynésiens pour toutes sortes d'intérêts (rentables ou non d'ailleurs). Et le meilleur moyen d'acheter cette soumission à bon prix est de trouver la collaboration des plus malins ou des plus vénaux des autochtones. Il semblerait que ce soit un succès en ce moment! A quand l'application de la théorie de Krugman qui a parfaitement fonctionné dans des pays aussi pauvres que pouvait l'être par exemple la Corée du Sud dans les années 50/60. Mais il faut bien le dire cela implique une poigne de fer (avouons le dictatoriale), des années noires pour la population et donc la réprobation des "bien-pensants" pendant de nombreuses années.
En conclusion je crains que les "désagéments" que vous décrivez ne soient que de jouyeuses plaisanteries à côté de ce qui attend ce territoire.
Pas très optimiste me direz-vous?
Qui sait?