Avertissement : Ce n’est pas la vocation de ce blog de faire de la politique, et ce n'est pas mon but (d'autres le font très bien), mais les spécificités locales en matière de grèves et de blocages syndicaux sont si extraordinaires en Polynésie que cela me pousse à faire ce post.


Il y avait longtemps au moins trois mois que les syndicats téléguidés par l’opposition (les Orange de l’ancien président Flosse) n’avaient pas paralysé l’économie locale. C’est chose faîte depuis ce matin. Dès 5h des barrages non filtrants ont été installés aux entrées Est et Ouest ce sont les fameux trucks (vétustes mais typiques véhicules de transport en commun) qui servent à bloquer les artères de la capitale Papeete.


Du coup, c’est la pagaille. Les bureaux sont vides de salariés et les enfants privés d’école ! L’assemblée territoriale qui devait se réunir pour étudier entre autres le budget du Pays n’a pas pu tenir sa séance faute de quorum. Les observateurs pensent qu’il y en a pour plusieurs jours.


Et ce n’est qu’un début, c’est un premier mouvement de grève orchestré par un syndicat, un autre a déjà prévu de prendre le relais la semaine prochaine, l’objectif est clair faire tomber le président Temaru ! Ah j’oubliais le motif de ces grèves en série : « La vie chère » si ce n’est pas un peu facile ça ! Et ça marche les gens le disent tous « Aiah c’est vrai que la vie est chère »…