La crème pas fraîche...

Allez un petit post  conso ! Samedi nous avions des amis à déjeuner, je me préparais à réaliser mes rillettes de thon et de saumon. J'avais donc acheté la veille au magasin Carrefour de Punaauia un pot de crème fraiche à 645 F (5 euros quand même!). J'ouvre donc le pot et découvre qu'il est périmé depuis le 15 mai 2010 et on était le 19 juin... J'ai ramené le pot ce matin, ils m'ont remboursée, encore heureux !!! Mais quand même ce n'est pas la première fois ce n'est pas sérieux pour un magasin de l'enseigne Carrefour et surtout c'est fréquent !!!

Petits arrangements entre amis

Les bouffons syndicaux ont rangé leur porte voix et repris le chemin de leur permanence. La grève est finie. Qu'ont-ils signé au fait ? du vent !!! un pseudo calendrier de réflexion avec l'Etat pour le remboursement des frais de santé liés aux maladies du nucléaire, une demande d'étude pour la future indemnités chomage et.... à l'aéroport c'est le mystère, ceux qui sont au coeur du blocage de l'aéroport et de la paralysie du trafic aérien ont repris le chemin du tarmac sans que l'on sache ce qu'ils ont obtenu !!! le protocole n'a pas été transmis aux médias, ben voyons petits arrangements entre amis, espérons que l'expérience servira de leçon à l'Etat et qu'il va former des militaires pour éviter qu'une telle situation se reproduise à l'avenir. Allez pour finir, une info qui va faire plaisir aux 4500 otages qui ont manqué le boulot à cause d'une poignées d'incorrigibles enfants gâtés. Seul un jour de grève sera retiré de la paie de juillet, les autres jours seront étalés sur l'année, voire transformés en récup ou jours de congés... les otages apprécieront :-)

Inadmissible !

Ce que vit la Polynésie française est une prise d'otages. Pour les caprices d'une poignée de syndicalistes, les avions sont cloués au sol depuis jeudi. Le trafic de l'aéroport "international de tahiti" est suspendu aux humeurs de quatre pompiers grévistes !!! Oui vous lisez bien pas 5000 manifestants, non 4 types qui ont le pouvoir de paralyser tout le trafic aérien d'un territoire français faut-il le rappeler. 4500 touristes dont 2000 à Tahiti et 2500 à l'étranger de Hawaii à LA en passant par Paris et Auckland sont au coeur de ce conflit politique. Un bras de fer pour faire chuter le gouvernement. Car il faut être clair, cette histoire de caisse de chomage ne tient pas la route. Une telle décision ne peut pas se faire dans l'urgence d'un conflit, mettre au point une telle caisse est un projet qui doit être pensé, discuté, calculé, planifié afin d'être efficient. Car le nerf de la guerre c'est l'argent et le territoire n'en a pas !

Alors de France, on s'imagine que le week-end a été un marathon de négociations, jusque tard dans la nuit... Eh bien non. Vendredi matin, déjà il y avait match de foot... non non vous ne rêvez pas !!! Samedi un peu de blabla, et puis après c'est le week-end !!! Sacré le week-end ici, le président du pays d'ailleurs a été festoyé dans les jardins de la mairie de Papeete, tout sourire, détendu et serein en remettant l'écharpe de Miss Dragon à une beauté chinoise... une bien belle soirée qui devrait ravir les touristes coincés sur le territoire, privés de leur droit le plus légitime celui d'aller et venir, de circuler librement dans un état de droit... A l'état, là c'est drôle aussi. Le préfet local appelé Hautcommissaire a pris le temps pour réfléchir son communiqué de presse... on s'attendait à une prise de position énergétique comme la loi organique le prévoit en cas de défection du gouvernement local dans sa mission d'assurer la sécurité de la population et le bon fonctionnement  normal des services publics, en lieu et place une pauvre missive pour appeler tout le monde à la raison. Ah oui, il dit aussi qu'il va réquisitionner des pompiers, oui mais encore faut-il leur mettre la main dessus... A suivre donc en attendant les conséquences de cette grève sont innombrables, citons en une :  les évacuations sanitaires impossibles avec mise en danger des patients.

En termes d'images c'est désastreux aussi, Air tahiti annonce l'annulation de 1200 réservations de clients à destination de Tahiti, tu m'étonnes on les comprends... la lune de miel peut vite tourner au vinaigre ici à raison de 100 à 150 euros la nuit d'hôtels, le séjour peut vous coûter très, très cher !!! Ah pour finir la phrase qui tue est signée du président du pays, le maire de Bora Bora "les syndicalistes sont des gens responsables"... faut-il qu'ils les craignent pour dire cela...

 

 

Nana Matatia !!

Ah cette vue extraordinaire, je ne l'oublierai jamais !!!