Lettre à Cécile Martin
Chère Cécile,
Aujourd’hui, c’est le 11 août 2009. Tu aurais un peu plus de 38 ans, serais sûrement en vacances entourée de tes amis, de ton mari et de ta famille. Au bord de la mer, au soleil.
Tu en profiterais pour faire du vélo, du tennis, de longues balades sur la plage. Tu rirais aussi beaucoup. Je serais passée te voir et on aurait bien sûr passé de longues soirées ensemble, toutes les deux, à rire de nos bêtises d’enfants, à sourire de nos vies sentimentales, à pleurer aussi.
En un clin d’œil j'aurais su si tu allais bien. Ces vacances tu les aurais bien méritées. Ton année au boulot, quel investissement, quelle volonté, quelle énergie tu aurais déployé pour atteindre tes objectifs, pugnace et déterminée. Je te vois à ton travail, en tailleur jupe, à la coupe moderne, élégante et dotée d’une grâce naturelle, souriante, disponible, et juste, toujours juste. Un excellent manager. Les femmes te jalouseraient, les hommes te désiraient.
Sur Facebook tu aurais une bonne centaine d’amis, mais des vrais pas des faux qui ne pensent qu’à flatter leur égo en se créant un pseudo réseau… moi je serai la première de ta liste. Pour moi tu es toujours la première. Et chaque année, ce 11 août, je pense à toi et je t’imagine femme, amante et peut-être mère et dans ces moments-là je regarde ma vie et m’en veux de passer à côté de tant de choses alors que toi, on t’a privé de tout en t’enlevant la vie… un 11 août 1985, Chère Cécile, en ce 11 août 2009, je pense à toi, tu me manques…

