05. Septembre 2010
Je l'évoquais en juin... les temps sont durs en Polynésie française. Licenciements, réduction du temps de travail, baisse du pouvoir d'achat, la crise touche de plein fouet Tahiti et ses îles. Les secteurs de la perle et du tourisme hier porteurs se cassent la figure. Les avions sont à moitié vides, la compagnie chilienne va même supprimer une desserte. Chaque mois on apprend qu'un hôtel ferme. A Bora Bora déjà trois fermetures dont le club med... Le Hilton de Tahiti en début d'année... Même le Royal Tahitien, notre hôtel fétiche, serait à vendre !
Que vont devenir aussi tous ces diplômés du lycée hôtelier en fin d'année scolaire ? Dans les atolls, les perliculteurs retournent à la culture du coprah. Un secteur sous perfusion qui ne survit que grâce à des aides territoriales (le prix d'achat est fixé à l'année). Au-delà du constat théorique, on le voit en faisant ses courses, les caddis sont "alléger", on ne prend que l'essentiel.
On se demande ce que ce petit territoire sera dans dix ans... En attendant, on ne peut que constater une dégradation de la situation des familles. Ah pas celle des élus de l'assemblée et des nantis du gouvernement, qui roulent en voiture de fonction les fameuses plaques "D" avec téléphone, ordinateurs et frais de bouche... non, les petits qui vivent en famille dans des baraques de tôles ondulées, ceux qui regardent les télénovelas le soir en dînant afin de se changer les idées, ceux qui survivent en silence... On ne les voit pas, ne les entend pas... Qu'ils sont bien gentils avec leurs élus !